Bonjour à tous,
Je souhaite partager une hypothèse de travail concernant le manuscrit de Voynich (MS 408). Plutôt que de rechercher une langue européenne codée ou un herbier standard, j'ai exploré la possibilité que le manuscrit soit une
préservation phonétique d'un ancien rituel oriental .
Voici le cœur de la théorie :
1. Contexte : Un grimoire « faiseur de rois ». Mon hypothèse est que le manuscrit ne décrit pas la nature, mais plutôt la préparation du
Mariage Sacré (Hieros Gamos) de la tradition mésopotamienne (Sumer/Babylone). Ce rituel, impliquant l'union du roi et de la Grande Prêtresse (incarnant Ishtar/Inanna), était destiné à conférer au souverain pouvoir divin et légitimité royale. Le manuscrit pourrait être une tentative médiévale ou de la Renaissance de préserver ce savoir interdit (« comment devenir un dieu ») en le codant phonétiquement.
2. Linguistique : La piste phonétique La structure du texte pourrait être une translittération phonétique approximative de termes akkadiens ou sumériens par un scribe qui ne comprenait pas la langue originale.
- Exemple : Le célèbre incipit
oror shedy
pourrait dériver de racines sémitiques liées à Shadû (Montagne / Seigneur / Tout-Puissant), marquant le début d'une invocation plutôt que d'une phrase grammaticale.
3. Les « Rosettes » : Architecture, non Biologie. Le complexe folio des Rosettes est souvent interprété comme une carte ou une cellule. Je propose qu'il s'agisse d'une représentation en perspective aplatie d'une
ziggourat et de son complexe de temples. C'est le lieu géographique du rituel. Le scribe a dessiné les murs circulaires comme des pétales, mêlant architecture orientale et motifs floraux.
4. Balnéologie et absence des hommes. Les nombreuses femmes nues (nymphes) représentent les prêtresses (
Qadishtu ) dans les bains rituels souterrains (
Apsû ). Les systèmes de tuyauterie complexes symbolisent la circulation des fluides sacrés nécessaires à la cérémonie. L'absence quasi totale d'hommes s'explique simplement :
le lecteur est le protagoniste masculin . Le livre est un manuel pratique destiné à celui qui doit s'unir à la Déesse.
5. Botanique : Ingrédients, non espèces. Les plantes « chimériques » sont représentées pour illustrer leur fonction magique ou psychotrope (dans les huiles d’onction et les vins rituels) plutôt que leur morphologie réelle. Le scribe illustrait littéralement les effets décrits oralement (par exemple, « racine de lion », « fleur de lune »).
Conclusion : Le manuscrit de Voynich pourrait être un
guide d'auto-déification , codé pour échapper à l'Inquisition car son contenu est doublement hérétique : il est païen (centré sur Ishtar) et prétend élever l'homme au statut de dieu par la magie sexuelle.
J'aimerais beaucoup connaître votre avis, surtout s'il y a parmi vous des linguistes qui pourraient tester les correspondances phonétiques entre le « voynichais » et l'akkadien/sumérien sur la base de ce cadre rituel.